Risques physiques climatiques : l’heure de la lucidité collective

Veille RSE N° 43 — Semaine du 12 au 18 octobre 2026

✍️ Édito

Cette semaine, une vingtaine de cadres dirigeants de l’assurance et de la réassurance européens ont choisi l’anonymat pour dire ce que leurs organisations ne disent pas publiquement : les risques physiques du réchauffement climatique sont trop souvent minimisés pour préserver une rentabilité de court terme. Ce signal, rare par sa franchise, résume assez bien l’état d’esprit qui traverse la veille de cette semaine : partout, les faits rattrapent les arbitrages budgétaires et les éléments de langage.

La Cour des comptes, de son côté, a rappelé que la France avance trop lentement vers ses objectifs écologiques : un plan de transition dont les financements ne sont toujours pas identifiés, une adaptation sans indicateurs de résilience opérationnels, et des investissements publics climat qui progressent de 1,3 % par an quand 17,6 % seraient nécessaires. Pendant ce temps, Perifem rappelle aux distributeurs qu’un euro investi dans l’adaptation évite en moyenne quatre euros de dommages — un ratio qui devrait suffire à convaincre, mais que l’inertie budgétaire continue de retarder, comme en témoigne le plan d’adaptation à 10 milliards d’euros par an toujours soumis à arbitrage interministériel.

Cette même semaine, la facture des externalités climatiques et environnementales s’est précisée ailleurs : 108 millions de dollars réclamés à Shell au Brésil pour sa part de responsabilité dans des inondations meurtrières, 500 milliards de dollars de subventions néfastes à la biodiversité que 130 entreprises, dont BNP Paribas, Danone et Hermès, demandent aux États de réorienter avant la COP17, et une industrialisation croissante des océans qui échappe encore largement aux radars RSE. Le constat vaut aussi pour l’intelligence artificielle : entre montages d’endettement opaques pour financer les infrastructures IA, usages « cachés » par des salariés débordés et risque de priver les juniors des métiers RSE de leur formation, l’enthousiasme technologique appelle la même vigilance que le risque climatique — anticiper plutôt que subir.

C’est précisément la conviction que porte Ma-RSE : une RSE robuste ne se construit pas sur des effets d’annonce ni sur l’espoir que les risques physiques resteront théoriques. Elle s’ancre dans les faits, l’anticipation et la mesure — qu’il s’agisse du climat, des relations sociales ou de la place laissée à l’intelligence artificielle dans l’entreprise. C’est ce travail de lucidité, exigeant mais nécessaire, que nous vous proposons de prolonger dans cette édition.

🌊 Risques physiques climatiques : l’heure de la lucidité collective

Quand les décideurs eux-mêmes alertent sur le décalage entre discours et réalité des risques physiques, l’anticipation devient une question de survie économique, pas seulement d’image.

🚨 Des assureurs brisent l’omerta sur les risques climatiques.  Une vingtaine de cadres dirigeants de l’assurance et de la réassurance britanniques et européens alertent, sous couvert d’anonymat, sur la minimisation des risques physiques du réchauffement climatique par de nombreux acteurs du secteur, au nom de la préservation de leurs profits à court terme. Ils dénoncent des pratiques susceptibles de fragiliser l’économie tout entière. Pour les stratégies RSE, cette alerte interne au secteur qui mesure et tarife le risque climatique mérite d’être prise au sérieux : elle souligne l’écart persistant entre rentabilité immédiate et prise en compte réelle des risques physiques.

👉 https://www.novethic.fr/finance-durable/tendances-de-marche/risque-climatique-assureurs-anonymes-alertent-risque-crise

 📉 La France hors trajectoire sur sa transition écologique, selon la Cour des comptes.  L’analyse du rapport de la Cour des comptes par Novethic est sans détour : la France avance trop lentement vers ses objectifs écologiques, avec un plan de transition dont les financements ne sont pas identifiés et une adaptation sans objectifs opérationnels ni indicateurs de résilience. Les investissements publics pour le climat progressent de 1,3 % par an, contre 17,6 % nécessaires. Pour les entreprises, ce diagnostic souligne l’importance de trajectoires RSE réellement financées et d’indicateurs mesurables, alors que les investisseurs intègrent de plus en plus les risques climatiques dans leur appréciation des États.

👉 https://www.novethic.fr/economie-et-social/transformation-de-leconomie/le-rapport-de-durabilite-de-la-france-ne-passerait-pas-laudit

 🏬 Adapter plutôt que subir : le calcul économique de la résilience climatique.  Perifem appelle les distributeurs à compléter leurs efforts de décarbonation par l’adaptation climatique, face à l’exposition des quelque 45 000 espaces commerciaux français : selon un rapport de la CCR, un euro investi dans l’adaptation représente en moyenne quatre euros de dommages évités. Son guide sectoriel privilégie l’isolation, la végétalisation et les protections solaires plutôt qu’un recours accru à la climatisation. À l’échelle nationale, Monique Barbut propose de son côté un plan d’investissement de 10 milliards d’euros par an sur cinq ans pour renforcer la résilience des territoires — un plan dont le financement reste, lui, soumis aux arbitrages interministériels.

👉 https://www.linfodurable.fr/climat/climat-les-distributeurs-appeles-adapter-leurs-magasins-59355

👉 https://www.linfodurable.fr/climat/climat-le-point-sur-le-plan-dadaptation-59349

 ⚠️ Les fractures sociales, nouveau multiplicateur de risque économique.  Selon le rapport Future Risks d’Axa, les fractures sociales et la polarisation constituent des menaces économiques de plus en plus significatives, susceptibles de fragiliser durablement les économies mondiales. Ce « multiplicateur de risque systémique » s’intensifie avec la progression des inégalités. Pour les stratégies RSE, ce constat rappelle que le risque social doit être analysé avec la même rigueur que le risque climatique dans l’évaluation des risques économiques globaux.

👉 https://www.novethic.fr/economie-et-social/transformation-de-leconomie/fracture-sociale-risques-economiques-2026-future-risk-report-axa

 👉 Point de vigilance : L’écart entre la rhétorique de l’anticipation et le financement réel des mesures d’adaptation reste le point faible de la transition française — un décalage que les entreprises ont tout intérêt à ne pas reproduire à leur échelle.

 ⚖️ Justice climatique et biodiversité : la facture des externalités

Des tribunaux brésiliens aux océans en passe d’industrialisation, les externalités environnementales cessent d’être abstraites : elles se chiffrent, se contestent et, de plus en plus, se jugent.

⚖️ Shell visée au Brésil pour 108 millions de dollars après des inondations meurtrières.  Le ministère public brésilien réclame cette somme à la filiale brésilienne de Shell pour les dommages des inondations de 2024 dans le Rio Grande do Sul, en engageant sa responsabilité proportionnellement à une contribution aux émissions historiques mondiales de gaz à effet de serre évaluée à 2 %. Sans valoir condamnation, cette procédure illustre, avec les poursuites visant notamment RWE et Holcim, l’importance stratégique croissante du risque juridique et financier associé aux émissions historiques des entreprises.

👉 https://www.novethic.fr/environnement/climat/inondations-meurtrieres-au-bresil-la-responsabilite-de-shell-mise-en-cause-devant-la-justice

🌍 500 milliards de dollars de subventions néfastes à réorienter avant la COP17 biodiversité.  À l’approche de la COP17 en Arménie, António Guterres dénonce les subventions aux énergies fossiles et le déséquilibre des financements au détriment de la nature. Le cadre de Kunming-Montréal engage les États à réduire d’au moins 500 milliards de dollars par an les subventions néfastes à la biodiversité d’ici 2030, mais les progrès restent insuffisants. Cent trente entreprises, dont BNP Paribas, Danone et Hermès, demandent déjà aux États de réorienter ces soutiens qui favorisent l’épuisement des ressources naturelles.

👉 https://www.linfodurable.fr/climat/subventionner-les-energies-fossiles-cest-subventionner-le-suicide-pour-le-chef-de-lonu-59401

🐋 L’industrialisation des océans, angle mort des stratégies RSE.  Dans un entretien à Novethic, Guillaume Pitron souligne l’accélération de l’exploitation des ressources marines et leur présence croissante dans les chaînes de valeur terrestres — alimentation animale, engrais, eau dessalée — ainsi que le dévoiement du concept d’économie bleue et l’expansion des hydrocarbures offshore. Pour les stratégies RSE, ces constats invitent à identifier les dépendances aux ressources océaniques au-delà des seuls secteurs maritimes, à mesure qu’émerge la notion encore balbutiante d’« empreinte océan ».

👉 https://www.novethic.fr/environnement/biodiversite/guillaume-pitron-nous-ne-sommes-quaux-premices-de-lindustrialisation-des-oceans

 🎣 Aires marines protégées : une couverture qui ne garantit pas la protection réelle.  Une étude publiée dans Science Advances, croisant suivi des navires et cartographie des aires marines protégées sur 2012-2024, constate une hausse de l’effort de pêche dans 58 % des aires étudiées depuis leur création. Les zones sous protection intégrale enregistrent une baisse, mais ont surtout été implantées là où la pêche industrielle était déjà très faible. Alors que les aires marines protégées couvrent 9,82 % des océans pour un objectif de 30 % en 2030, ces résultats invitent à distinguer surfaces protégées sur le papier et efficacité réelle des mesures de conservation.

👉 https://www.linfodurable.fr/climat/aires-marines-une-protection-illusoire-face-la-peche-59373

 👉 Point de vigilance : La multiplication des contentieux climatiques et les écarts entre objectifs affichés et protection réelle rappellent qu’une donnée non vérifiée ou un objectif non financé constitue, pour l’entreprise comme pour l’État, un risque juridique et réputationnel en soi.

 🤖 Intelligence artificielle au travail : accélérer sans perdre la maîtrise

L’IA promet des gains de productivité immédiats ; cette semaine rappelle qu’elle déplace aussi des risques — financiers, humains et réglementaires — qu’une stratégie de management responsable ne peut ignorer.

💸 La bulle de la dette IA, un risque systémique sous-estimé.  Les géants américains de la tech recourent à des montages d’endettement complexes pour financer leurs infrastructures d’intelligence artificielle, leurs fonds propres ne suffisant plus. Si les revenus attendus ne se matérialisent pas, les risques pourraient dépasser les marchés boursiers et toucher l’ensemble du système financier. Pour une stratégie de management responsable, l’enjeu est la soutenabilité financière de ces investissements et le risque de contagion associé.

👉 https://www.novethic.fr/economie-et-social/transformation-de-leconomie/dette-privee-titrisation-shadow-banking-quand-risque-bulle-ia-diffuse-systeme-financier

 🕵️ Le « shadow AI », symptôme d’une surcharge de travail non traitée.  Face à la surcharge de travail et à des outils jugés inadaptés, des salariés utilisent des IA grand public hors du cadre de leur entreprise, parfois à leurs frais. Ces pratiques apportent des gains de temps réels, mais exposent données personnelles et documents confidentiels à des risques de fuite. Pour une stratégie de management responsable, l’enjeu est de cartographier les besoins, de proposer des outils adaptés et de définir des règles d’utilisation claires, en tenant compte de la charge de travail réelle.

👉 https://www.linfodurable.fr/societe/ia-au-travail-quand-les-salaries-lutilisent-en-cachette-59341

 🎓 IA et métiers RSE : des gains de temps au risque de priver les juniors de leur formation.  L’IA automatise certaines tâches de la RSE et promet des gains de temps, mais la prise en charge du travail des juniors pourrait fragiliser leurs recrutements et les priver d’expériences essentielles à leur formation. Un constat que partagent, d’une autre manière, les lycéens mobilisés ces derniers jours, qui expriment surtout une inquiétude face à des promesses d’émancipation par le travail de plus en plus fragilisées. Pour les entreprises, l’enjeu est de concilier les bénéfices de l’automatisation avec la formation et le renouvellement des compétences RSE de demain.

👉 https://www.novethic.fr/economie-et-social/transformation-de-leconomie/comment-intelligence-artificielle-affecte-metiers-rse-durabilite

 📱 TikTok modifie sa plateforme face aux risques d’addiction des jeunes.  Après Meta en août, TikTok a conclu un accord avec l’Alabama pour clore les poursuites l’accusant d’avoir favorisé l’addiction des jeunes à sa plateforme, prévoyant des changements dans la conception de l’application. Un virage qui protège d’abord l’entreprise d’un risque financier et réputationnel majeur. Pour la stratégie RSE, ce cas illustre le lien entre conception des services numériques, protection des publics vulnérables et maîtrise des risques.

👉 https://www.novethic.fr/economie-et-social/transformation-de-leconomie/tiktok-meta-pourquoi-les-geants-des-reseaux-sociaux-acceptent-de-modifier-leur-algorithme

 👉 Point de vigilance : L’IA ne doit être ni diabolisée ni adoptée sans cadre — cartographier les usages réels, y compris informels, est devenu un préalable à toute gouvernance responsable du numérique en entreprise.

 📊 Reporting et conformité : la rigueur avant les effets d’annonce

Entre durcissement anti-greenwashing et clarification des référentiels ESRS, la semaine confirme que la crédibilité d’une démarche RSE se mesure désormais à la solidité de ses preuves.

🔌 Scope 2 : ne pas confondre sourcing électrique et baisse réelle des émissions.  Réduction des consommations, efficacité énergétique et choix d’approvisionnement constituent des leviers de pilotage du Scope 2, mais l’ESRS E1 impose désormais de présenter séparément le calcul « market-based » (fondé sur les contrats) et le calcul « location-based » (émissions moyennes du réseau) : une baisse liée aux seuls contrats ne traduit donc pas automatiquement une baisse de tous les indicateurs. Les Garanties d’Origine sécurisent la traçabilité des attributs énergétiques sans tracer physiquement l’électricité consommée.

👉 https://www.carenews.com/la-bellenergie/news/entreprises-comment-le-sourcing-electrique-peut-vraiment-faire-bouger-les

 🛑 Greenwashing : la directive européenne impose des preuves, pas des promesses.  La directive européenne contre le greenwashing renforce l’encadrement des allégations environnementales — même si sa transposition française prend du retard, sans calendrier parlementaire connu. Elle interdit les formulations génériques sans performance reconnue et les affirmations d’impact neutre ou positif reposant sur la seule compensation carbone. Les engagements futurs devront être étayés par un plan détaillé, réaliste et régulièrement contrôlé par un expert indépendant : un chantier de fond pour revoir les messages commerciaux et documenter chaque promesse.

👉 https://www.carenews.com/carenews-info/news/rse-que-va-changer-la-directive-contre-le-greenwashing

 📚 L’EFRAG outille la montée en compétences sur les ESRS révisées.  L’EFRAG lance un appel d’offres pour une plateforme de formation intégrée à son ESRS Knowledge Hub, avec des parcours multilingues et un volet de certification professionnelle en option. En parallèle, son dernier Update confirme l’adoption par la Commission européenne des ESRS révisées et du standard volontaire de reporting, ainsi que la publication du projet de taxonomie XBRL ESRS soumis à consultation — des éléments concrets à suivre pour préparer son reporting.

👉 https://www.efrag.org/en/news-and-calendar/news/open-call-for-tenders-esrs-knowledge-hub-education-module-development-of-the-it-infrastructure

👉 https://www.efrag.org/en/news-and-calendar/news/efrag-update-august-september-edition-now-available

 🗳️ L’EFRAG consulte les entreprises sur ses priorités 2027-2029.  Jusqu’au 15 février 2027, l’EFRAG ouvre une consultation publique pour orienter ses activités de reporting de durabilité à partir de mi-2027, dans le sillage de la directive Omnibus I et des enseignements des deux premiers cycles de reporting des plus grandes entreprises. C’est l’occasion, pour les entreprises concernées, de faire remonter leurs besoins d’accompagnement, de reporting volontaire et d’interopérabilité internationale avant que le programme de travail ne soit arrêté au deuxième trimestre 2027.

👉 https://www.efrag.org/en/news-and-calendar/news/efrag-launches-public-consultation-on-its-sustainability-reporting-agenda-for-20272029 

👉 Point de vigilance : La convergence des référentiels (ESRS révisées, standard volontaire, taxonomie XBRL) ne dispense pas de vérifier, article par article, que chaque allégation environnementale repose sur une preuve mobilisable — faute de quoi la directive anti-greenwashing en fera un passif.

🤝 Dialogue social et santé au travail : accompagner les transitions

Qu’il s’agisse de salariés aidants, de reprises industrielles ou de santé environnementale, la semaine confirme que la transition ne se décrète pas : elle se construit avec celles et ceux qui la vivent au quotidien.

🧑🤝🧑 Salariés aidants : le dialogue social progresse, les aménagements concrets tardent.  Selon le baromètre Interfacia 2026, l’aidance entre dans le dialogue social de 72 % des entreprises interrogées, mais les réponses restent en décalage avec les besoins : seuls 40 % des salariés aidants ont pu aménager leur temps de travail, alors que la souplesse horaire constitue leur premier levier de maintien en emploi. Avec des effets négatifs sur le travail déclarés par 65 % des aidants et 62 % de leurs collègues et managers, l’enjeu RSE est aussi collectif.

👉 https://www.carenews.com/carenews-info/news/salaries-aidants-les-entreprises-se-saisissent-du-sujet-mais-peinent-a-agir

 🏭 Duralex : une reprise qui conjugue décarbonation industrielle et engagement social.  Confiée à la holding Tomé, la verrerie bénéficie d’un financement de 16 millions d’euros pour électrifier son four à gaz d’ici 2029, recycler davantage de verre et installer des panneaux photovoltaïques. Sur quelque 220 emplois, 155 seront conservés, avec un engagement sans licenciement économique pendant deux ans. Pour les stratégies RSE industrielles, cette reprise illustre l’importance d’articuler investissements de décarbonation, financement suffisant, gouvernance et accompagnement social — plutôt que l’un sans les autres.

👉 https://www.novethic.fr/economie-et-social/business-model-en-transition/fini-la-cooperative-duralex-repris-pour-en-faire-lusine-de-verre-la-plus-verte-au-monde

🔍 Corruption : l’angle mort de la prévention des atteintes aux droits humains.  Pots-de-vin, inspections achetées et audits faussés peuvent favoriser des atteintes aux droits humains et à l’environnement. Un rapport de Transparency International France, présenté en avant-première par Novethic, souligne les difficultés des entreprises à relier ces risques dans leurs dispositifs de prévention. Pour la stratégie RSE, l’enjeu est de mieux articuler la lutte anticorruption et la prévention des atteintes humaines et environnementales — deux chantiers trop souvent menés séparément.

👉 https://www.novethic.fr/economie-et-social/droits-humains/derriere-les-atteintes-aux-droits-humains-la-corruption-angle-mort-des-entreprises

 🧬 Pollution et cancers : ce que la science sait, et ce que la prévention doit anticiper.  La formation des futurs oncologues aux causes environnementales des cancers souligne l’importance de mieux repérer les expositions, notamment professionnelles : les liens établis pour la pollution de l’air, certains agents comme l’amiante, ou le classement du PFOA comme cancérogène confortent l’intérêt de réduire les expositions liées aux activités économiques. Pour les entreprises, ces enjeux relient santé au travail et prévention des pollutions, en tenant compte du délai parfois long entre exposition et maladie.

👉 https://www.linfodurable.fr/sante/pollution-et-cancer-ce-que-la-science-sait-et-cherche-encore-comprendre-59406

👉 Point de vigilance : Les démarches RSE gagnent à dépasser le seul reporting environnemental pour intégrer, de façon concrète, la santé au travail, le dialogue social et la prévention des risques humains — trois dimensions qui se jouent sur le terrain, pas seulement dans les rapports.

 🧭 Conclusion

Cette semaine aura surtout été celle d’une prise de parole inhabituelle : des assureurs anonymes, une Cour des comptes sans détour, des ONG chiffrant précisément les subventions à réorienter. Partout, le même message affleure : les risques physiques, climatiques comme sociaux, ne se gèrent pas par l’annonce mais par l’anticipation, le financement réel et la preuve. De l’intelligence artificielle à la biodiversité, en passant par le dialogue social, les organisations qui sortiront renforcées de cette décennie seront celles qui auront choisi la lucidité plutôt que le confort des éléments de langage. C’est tout le sens d’une RSE exigeante : transformer la connaissance du risque en action mesurable, avant que les faits ne l’imposent.

 🚀 Passer du constat à l’action

Les constats de cette veille ne prennent sens que s’ils se traduisent en actions concrètes au sein de votre organisation. Ma-RSE accompagne les dirigeants et les équipes RSE dans cette mise en mouvement : diagnostic, plan d’actions, pilotage et formation.

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