L’été qui a mis la France à l’épreuve : quand le risque climatique physique devient la vraie mesure de la RSE

Veille RSE N° 35

Semaine du 17 août au 23 août 2026

✍️ Édito

Cinquième épisode caniculaire de l’été, sécheresse historique, nappes phréatiques à 94 % en baisse, incendies qui dévastent des massifs entiers d’Europe : la semaine du 17 au 23 août 2026 confirme, chiffres à l’appui, que le risque climatique physique n’est plus une hypothèse de travail pour les entreprises françaises. Il est devenu une donnée d’exploitation. Le parc nucléaire d’EDF, contraint par des méduses et des fleuves trop chauds, en offre l’illustration la plus spectaculaire : une infrastructure critique, pensée pour résister à presque tout, rattrapée par un climat qui déjoue les hypothèses de conception. Ce que documente notre veille cette semaine n’est pas un inventaire de curiosités climatiques : c’est la cartographie, en temps réel, des points de rupture que toute direction RSE devrait désormais suivre avec la même rigueur qu’un tableau de bord financier.

Cette matérialisation du risque physique traverse toutes les strates de l’entreprise. En amont, les chaînes d’approvisionnement agricoles vacillent : Serge Zaka alerte sur une année qui pourrait ne pas se réparer, la mégabassine de Sainte-Soline s’est vidée en deux canicules, et la COP17 sur la désertification, ouverte cette semaine en Mongolie, rappelle que 40 % des terres émergées de la planète sont dégradées, la France comprise. En aval, ce sont les actifs eux-mêmes — refuges alpins fermés par arrêté, campings à haut risque d’inondation ou d’incendie, biens immobiliers dont le confort thermique devient un critère de valeur — qui doivent être réévalués. Et au cœur de l’organisation, ce sont les femmes et les hommes : 16,6 millions de Français touchés par l’éco-anxiété, une surmortalité chez les seniors désormais documentée par la recherche, des arrêts maladie qui commencent à porter la trace du climat. Aucune stratégie RSE sérieuse ne peut aujourd’hui ignorer cette triple exposition — infrastructures, approvisionnements, capital humain.

Face à cette pression, deux réponses s’opposent. La première, la plus visible, consiste à multiplier les gestes de solidarité ponctuels — Carrefour et Coopérative U auprès des agriculteurs sinistrés, cette semaine encore — sans que ces élans ne s’inscrivent dans une trajectoire d’adaptation lisible : le risque de « coup de com’ » n’est jamais loin, tout comme celui du greenwashing, que la DGCCRF continue de traquer dans le secteur touristique. La seconde, plus exigeante mais seule réellement robuste, consiste à documenter, mesurer et anticiper : c’est le sens d’initiatives comme la plateforme ouverte ResilienceArc, ou du travail de fond mené par des entreprises comme Vertbaudet pour ancrer la transformation durable dans les compétences managériales plutôt que dans la communication. Le cadre réglementaire, lui, ne faiblit pas : le Conseil constitutionnel vient de valider l’essentiel de la loi d’urgence agricole tout en maintenant des garde-fous sur les pesticides controversés, rappelant que compétitivité des filières et exigences environnementales continueront de se négocier sous le contrôle du juge.

C’est cette conviction qui anime Ma-RSE depuis toujours : une politique RSE n’a de valeur que si elle est ancrée dans les faits, mesurable, et construite sur l’anticipation des risques physiques plutôt que sur l’affichage d’intentions. L’été 2026 ne fait que rendre cette exigence plus urgente. Aux directions qui souhaitent transformer ce constat en plan d’action concret — cartographie des risques climatiques, sécurisation des approvisionnements, prévention de la santé au travail — notre équipe se tient à disposition pour objectiver la situation et construire, avec elles, une trajectoire réaliste.

🔥 Risque climatique physique : l’été 2026, épreuve de résilience grandeur nature

Le fil rouge de la semaine : des infrastructures énergétiques aux massifs montagneux, en passant par le tourisme, le risque climatique physique cesse d’être un scénario prospectif pour devenir une contrainte opérationnelle immédiate.

⚡ EDF et les méduses : quand l’infrastructure critique rencontre ses limites climatiques

L’été 2026 illustre concrètement la matérialisation du risque physique climatique sur une infrastructure critique : des méduses bloquent les systèmes de pompage d’EDF, tandis que des fleuves trop chauds ou à débit trop faible contraignent le fonctionnement des réacteurs. Le 11 août, lors du cinquième épisode caniculaire de l’été, l’entreprise a battu un pic record d’indisponibilité environnementale. Pour les entreprises, ce cas signale que ce qui semblait exceptionnel devient la norme : l’adaptation des actifs et des chaînes de production aux aléas climatiques n’est plus une option mais un enjeu stratégique de continuité d’activité, à intégrer dans la cartographie des risques et les plans de résilience.

👉 https://www.novethic.fr/environnement/transition-energetique/meduses-secheresse-et-canicules-lete-2026-met-a-mal-le-parc-nucleaire-dedf

🔥 Incendies en Europe : jusqu’à +192 % de surfaces brûlées d’ici 2100

Une étude du PIK (Potsdam), publiée alors que l’Europe subit des feux dévastateurs (Belgique, Espagne, France, Grèce), estime que les surfaces brûlées pourraient augmenter de 39 % d’ici 2100 même à +1,8 °C de réchauffement, et de 192 % à +3,6 °C, y compris dans des régions jusqu’ici peu exposées. Les investissements dans la gestion des feux pourraient réduire la surface brûlée de 72 à 92 %, mais leur potentiel s’effondrerait face à des incendies extrêmes. Pour les entreprises, ce risque physique croissant impose d’intégrer ces scénarios dans les plans d’adaptation et de continuité d’activité, et de sécuriser les chaînes d’approvisionnement exposées.

👉 https://www.linfodurable.fr/climat/changement-climatique-les-surfaces-brulees-en-europe-vont-augmenter-58661

🏔️ Mont-Blanc : un record d’éboulements qui menace refuges et infrastructures de montagne

Le massif du Mont-Blanc s’apprête à battre un record avec près de 450 éboulements attendus en 2026, contre 300 en 2022, une large majorité étant imputée à la crise climatique : la chaleur fait fondre le permafrost, qui joue un rôle de ciment dans les fissures rocheuses. Les impacts sont déjà concrets : fermeture par arrêté municipal de deux refuges à Saint-Gervais, risque mortel pour les alpinistes, menaces sur les remontées mécaniques. Pour les entreprises du tourisme de montagne, c’est un signal fort de risque physique climatique qui appelle à intégrer l’adaptation et la gestion des risques dans leur stratégie RSE.

👉 https://www.linfodurable.fr/climat/2026-annee-record-deboulements-dans-les-alpes-causes-par-la-canicule-58654

🏕️ Camping : un secteur touristique en première ligne du risque climatique

Sur environ 7 400 campings en France, près de 2 000 sont exposés aux inondations, incendies, submersions ou à l’érosion, et concentrent la moitié de la fréquentation du secteur. Les exploitants doivent investir dans l’adaptation physique (surélévation, débroussaillement, réserves d’eau), tandis que la relocalisation des 117 sites menacés par le recul du trait de côte d’ici 2050 bute sur des contraintes réglementaires. S’ajoute un risque économique : renchérissement de l’assurance et recomposition de la demande touristique vers le nord de l’Europe, que les stratégies RSE et d’investissement doivent anticiper.

👉 https://www.linfodurable.fr/tendances/camping-comment-le-rechauffement-climatique-rebat-les-cartes-du-secteur-58643

🛠️ ResilienceArc : une plateforme open source pour objectiver la résilience climatique des entreprises

Une coalition d’experts de la transformation climatique lance ResilienceArc, une plateforme gratuite de données en open source conçue pour identifier les bonnes pratiques en matière de résilience climatique et accélérer la prise en compte des risques physiques par les organisations. Pour les directions RSE, cet outil constitue une ressource directement mobilisable, sans coût d’accès, pour structurer leur stratégie d’adaptation et objectiver leurs analyses de risques climatiques.

👉 https://www.novethic.fr/economie-et-social/transformation-de-leconomie/resilience-arc-plateforme-donnees-resilience-climatique-entreprises

👉 Point de vigilance : Les directions RSE doivent intégrer le risque physique climatique dans leur cartographie des risques et leurs plans de continuité d’activité au même titre que les risques financiers ou cyber — l’exceptionnel d’hier devient la norme de 2026.

💧 Eau, sols et agriculture : la ressource vitale sous tension critique

Deuxième front de la semaine : l’accès à l’eau et la fertilité des sols, déjà fragilisés, deviennent un enjeu de sécurisation stratégique pour les filières agricoles et agroalimentaires.

🚰 Nappes phréatiques : le déficit de pluies « efficaces » alerte sur la ressource en eau

Au 1er août 2026, 94 % des niveaux de nappes suivis en France sont en baisse et 63 % sous les normales mensuelles (BRGM), en raison d’un déficit de pluies « efficaces » depuis mai. Le changement climatique raccourcit la période de recharge hivernale (deux à trois semaines perdues depuis 2015) et les projections Explore2 prévoient des trajectoires divergentes selon les territoires. Pour les entreprises, ce constat renforce l’exposition au risque de tension sur la ressource en eau, notamment dans les territoires du sud-est déjà vulnérables, et justifie d’intégrer l’eau dans l’analyse de risques et les plans d’adaptation climatique.

👉 https://www.linfodurable.fr/climat/nappes-phreatiques-pourquoi-les-pluies-dete-ne-suffisent-elles-pas-les-recharger-58641

🏜️ Désertification : 40 % des terres émergées dégradées, la COP17 s’ouvre en Mongolie

À l’ouverture de la COP17 de la CNULCD à Oulan-Bator (17-28 août, 197 parties), la dégradation des terres s’impose comme un enjeu stratégique : près de 40 % des terres émergées sont dégradées, sous l’effet des pratiques agricoles intensives, de l’artificialisation des sols et de l’extraction minière. La France, déclarée pays « affecté » en 2024, a vu 39 % de son territoire évoluer vers un climat plus sec entre 1993 et 2022. Le blocage reste financier : 430 milliards de dollars par an seraient nécessaires contre 66 milliards mobilisés en 2022, alors que chaque dollar investi dans la restauration des terres en rapporterait 7 à 30. Pour les entreprises, les implications portent sur la sécurisation des approvisionnements agricoles et sur les opportunités de la restauration des terres et de la gestion de l’eau.

👉 https://www.linfodurable.fr/politique/desertification-de-quoi-parle-t-vraiment-58617

🪣 Sainte-Soline : la mégabassine à sec révèle la fragilité du stockage d’eau agricole

Les 50 000 m³ d’eau de la mégabassine de Sainte-Soline se sont intégralement évaporés durant les deux premières canicules de l’été, en pleine période d’arrosage du maïs, l’une des cultures les plus irriguées par ce type d’ouvrage. Ce cas illustre les limites d’un modèle de stockage présenté comme une réponse au stress hydrique : les infrastructures conçues pour sécuriser l’irrigation ne résistent pas nécessairement à l’intensité des épisodes caniculaires. Pour les entreprises agroalimentaires, cela invite à ne pas considérer le stockage d’eau comme une solution suffisante en soi, mais comme un élément d’une stratégie plus large de sobriété et de diversification des sources.

👉 https://reporterre.net/Sainte-Soline-sechee-par-les-canicules-prouve-la-fragilite-du-systeme-des-megabassines-La

🌾 Serge Zaka : « l’année dont l’agriculture pourrait ne pas se remettre »

Cultures grillées, récoltes anéanties, dizaines de milliers d’animaux morts de chaud : selon l’agroclimatologue Serge Zaka, l’été 2026 pourrait constituer la pire catastrophe de l’histoire de l’agriculture française. Sans solidarité nationale, la moitié des agriculteurs pourrait disparaître, avertit-il, appelant à faire évoluer l’aire de répartition des cultures, mieux partager l’eau, réduire le labour et renforcer les couverts végétaux. Pour les entreprises de la chaîne agroalimentaire, ce diagnostic impose d’anticiper dès maintenant les ruptures d’approvisionnement et de soutenir activement les trajectoires d’adaptation de leurs filières amont.

👉 https://reporterre.net/Serge-Zaka-C-est-l-annee-dont-l-agriculture-pourrait-ne-pas-se-remettre

👉 Point de vigilance : L’eau doit être traitée comme un actif stratégique à part entière dans l’analyse de risques : sécurisation des approvisionnements agricoles, diversification des sources, et vigilance sur la robustesse réelle des solutions de stockage présentées comme des remèdes définitifs.

🧠 Santé mentale et vulnérabilités : le capital humain à l’épreuve du climat

Troisième dimension, trop souvent négligée : l’impact direct du dérèglement climatique sur la santé physique et psychologique des salariés et des populations.

😰 Éco-anxiété : 16,6 millions de Français en détresse psychologique liée à l’environnement

Après un été 2026 marqué par les canicules, la sécheresse et les incendies, l’Observatoire de l’éco-anxiété estime que 2,6 millions de Français supplémentaires en souffrent, portant à 16,6 millions le nombre de personnes en détresse psychologique liée à l’environnement. Les 25-34 ans sont particulièrement touchés, avec des cas allant jusqu’à des arrêts maladie. Pour les entreprises, c’est un signal sur les risques d’absentéisme et de désengagement, et un appel à intégrer la santé mentale climatique et l’action environnementale concrète dans leur stratégie RSE et leurs politiques RH.

👉 https://www.linfodurable.fr/sante/sentiment-dapocalypse-canicules-secheresse-et-incendies-attisent-leco-anxiete-58633

🌡️ Chaleur intolérable : les seniors, un risque climatique massivement sous-estimé

Une étude de l’université de Stanford révèle que les modélisations antérieures ont nettement sous-estimé l’exposition des personnes âgées à la chaleur. En croisant ces nouveaux seuils avec le vieillissement démographique mondial, les auteurs estiment que, pour un réchauffement de +1,5 °C d’ici 2100, 22 % des plus de 60 ans subiront chaque année plus d’un mois de chaleur dangereuse — un constat que les plus de 6 000 décès en excès de l’été 2026 en France illustrent déjà. Pour les entreprises, ces résultats imposent d’intégrer la vulnérabilité des salariés seniors dans leurs plans d’adaptation climatique : aménagement des horaires, rafraîchissement des locaux, prévention des risques sanitaires.

👉 https://www.linfodurable.fr/sante/le-rechauffement-une-menace-pire-quescompte-pour-les-personnes-agees-selon-une-etude-58626

⚖️ QVCT : cinq leviers concrets pour concilier performance économique et bien-être des salariés

Sieste au travail, semaine de quatre jours, soutien aux salariés aidants (8 à 11 millions de personnes concernées), maintien du télétravail et prévention de la sédentarité (37 % des adultes assis plus de huit heures par jour) : ces cinq chantiers QVCT conjuguent prévention santé, engagement et productivité. Ils exigent toutefois une action organisationnelle et non une simple responsabilisation individuelle des salariés, un point de vigilance essentiel pour toute direction RSE qui souhaite objectiver ses résultats.

👉 https://www.carenews.com/carenews-info/news/qvt-cinq-enjeux-dont-doivent-s-emparer-les-entreprises

🔥 « Il ne suffit pas d’une bonne grosse canicule pour éveiller les consciences »

Après la cinquième canicule de l’année et la plus grande sécheresse historique du pays, Bon Pote dresse un constat sans détour : contrairement à une idée répandue, l’accumulation d’épisodes climatiques extrêmes ne déclenche pas mécaniquement de sursaut collectif. Le climatoscepticisme recule dans l’opinion, mais le passage à l’action concrète, individuelle comme organisationnelle, reste largement en retrait par rapport à l’ampleur des faits. Pour les entreprises, ce constat invite à ne pas compter sur la seule prise de conscience spontanée des parties prenantes pour enclencher la transformation : elle doit être portée, outillée et pilotée.

👉 https://bonpote.com/il-faudrait-une-grosse-canicule-pour-une-prise-de-conscience-ecologique/

👉 Point de vigilance : La santé mentale climatique devient un facteur de risque RH à part entière : absentéisme, désengagement, difficultés de recrutement. Les politiques de prévention doivent sortir du registre individuel pour devenir une responsabilité organisationnelle pilotée.

⚖️ Cadre réglementaire et communication responsable : entre exigence normative et tentation du greenwashing

Quatrième front : la semaine confirme un resserrement réglementaire sur les substances controversées et une vigilance accrue sur la sincérité des engagements environnementaux affichés.

📜 Loi d’urgence agricole : le Conseil constitutionnel valide les dérogations pesticides sous conditions

Le Conseil constitutionnel valide la quasi-totalité de la loi d’urgence agricole, jugeant d’intérêt général les dérogations temporaires à l’interdiction de l’acétamipride et du flupyradifurone, tout en réaffirmant leurs impacts sur la biodiversité, les pollinisateurs, la qualité de l’eau et des sols. Cette validation est assortie de réserves : l’Anses peut restreindre le champ géographique des dérogations, et l’absence de décision dans le délai de deux mois vaut désormais refus. Pour les entreprises, le texte confirme une tension durable entre compétitivité des filières et exigences environnementales, à intégrer comme risque réglementaire sur les substances controversées.

👉 https://www.linfodurable.fr/politique/le-conseil-constitutionnel-valide-la-quasi-totalite-de-la-loi-durgence-agricole-58616

🏨 Écotourisme : distinguer l’engagement réel du greenwashing dans les hébergements

La DGCCRF rappelle que toute allégation environnementale doit être fiable, précise et justifiée, exposant les hébergements touristiques à un risque de pratique trompeuse s’ils se contentent d’engagements vagues. Pour les entreprises, la valeur RSE réside dans des mesures vérifiables (eau, énergie, déchets, achats responsables) et dans le recours à des labels publics à critères précis. Point stratégique : l’hébergement ne représente que 8 % des émissions de GES du tourisme en France, contre 69 % pour la mobilité, ce qui relativise le poids des actions d’hébergement seules et invite à intégrer le transport dans l’offre de voyage durable.

👉 https://www.linfodurable.fr/vie-quotidienne/tourisme-comment-reconnaitre-un-hebergement-vraiment-ecoresponsable-58671

🛒 Sécheresse et incendies : la solidarité des entreprises, vrai déclic ou coup de com’ ?

Sans attendre les annonces du gouvernement, Carrefour et Coopérative U annoncent des mesures « exceptionnelles » en faveur des agriculteurs touchés par la sécheresse record, quelques semaines après une vague de solidarité similaire envers les victimes des incendies. Pour les directions RSE, l’enjeu stratégique est explicite : ces gestes d’urgence à « effet pansement » ne sauraient tenir lieu de stratégie climatique, sous peine d’être perçus comme de simples opérations de communication masquant une inaction climatique de plus en plus alarmante.

👉 https://www.novethic.fr/environnement/climat/secheresse-incendies-les-entreprises-au-chevet-des-sinistres-coup-de-com-ou-elan-de-solidarite-sincere

🎲 Marchés prédictifs sur les incendies : quelle responsabilité pour les plateformes qui monétisent la catastrophe ?

Des plateformes de marchés prédictifs, déjà actives sur les élections ou la météo, proposent désormais des contrats portant sur l’évolution des incendies, alors que des millions d’hectares brûlent à travers le monde. Pour une stratégie RSE, l’enjeu est double : la légitimité morale de tirer profit de catastrophes humaines et environnementales, et le risque réputationnel associé pour les acteurs qui s’y prêtent. Ce cas invite les entreprises à anticiper les attentes sociétales sur la frontière entre innovation financière et exploitation de la détresse.

👉 https://www.novethic.fr/economie-et-social/transformation-de-leconomie/parier-sur-des-incendies-quelle-responsabilite-pour-les-marches

👉 Point de vigilance : Toute allégation environnementale ou geste de solidarité doit pouvoir être objectivé par des indicateurs vérifiables : c’est la condition pour résister à l’examen des autorités de contrôle comme à celui de l’opinion publique.

🌱 Transformation des compétences et inclusion : la RSE comme levier social

Dernier axe de la semaine : au-delà de la gestion des risques, la RSE continue de démontrer sa capacité à transformer les compétences managériales et à inclure les publics les plus fragiles.

🎓 Vertbaudet : 40 collaborateurs formés au pilotage de projets à impact

En 2025, l’IÉSEG et Vertbaudet ont refondu leur Leadership Program certifiant autour de la transformation durable : 40 collaborateurs, managers et non-managers, ont suivi sept mois de formation combinant gestion de projets à impact, design thinking, pilotage de la performance durable et conduite du changement. Les participants ont travaillé sur des enjeux stratégiques réels — réduction des émissions Scope 3, seconde main, emballages — révélant que la décarbonation implique de faire évoluer les modes de décision autant que les pratiques. Effet concret : une participante a été promue Responsable Sourcing & Performance Durable.

👉 https://www.carenews.com/ieseg-school-of-management/news/ieseg-x-vertbaudet-un-leadership-program-pour-ancrer-la

💇 Fondation L’Oréal : le bien-être comme levier d’insertion à Amiens

Depuis octobre 2025, un espace bien-être solidaire financé par la Fondation L’Oréal à Amiens propose socio-coiffure, socio-esthétique et produits d’hygiène à prix réduit aux personnes éloignées de l’emploi, orientées par des travailleurs sociaux. Porté par un collectif d’acteurs de l’insertion, le dispositif vise à restaurer la confiance en soi pour soutenir les démarches vers l’emploi, le logement ou la formation : 429 produits distribués, 182 passages et 76 heures de soins à ce jour, avec une amélioration déjà observée de l’estime de soi des bénéficiaires.

👉 https://www.carenews.com/acteurs-de-l-insertion/news/un-espace-bien-etre-solidaire-pour-restaurer-la-confiance-des

🎒 La Réunion : le réemploi des fournitures scolaires, double levier social et environnemental

Face au coût croissant de la rentrée scolaire dans un département où 36 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, des initiatives de réemploi se multiplient à La Réunion : opération Trok’ékol dans cinq déchetteries, collectes solidaires ou revente au kilo de vêtements. Ces dispositifs conjuguent lutte contre la précarité et enjeu environnemental majeur, dans une île dont jusqu’à 80 % des déchets pourraient être valorisés contre 38 % aujourd’hui. Pour les entreprises, ce cas illustre le potentiel de l’économie circulaire comme stratégie à impact territorial.

👉 https://www.linfodurable.fr/social/la-reunion-la-seconde-main-simpose-face-au-cout-de-la-rentree-scolaire-58636

👉 Point de vigilance : Ces initiatives montrent qu’une RSE ambitieuse ne se limite pas à la gestion des risques : elle est aussi un investissement dans les compétences et la cohésion sociale, à condition d’être pilotée avec les mêmes exigences de suivi et de résultat que les autres politiques de l’entreprise.

🧭 Conclusion

Cette semaine du 17 au 23 août 2026 restera comme un condensé de ce que le changement climatique impose désormais aux organisations : des infrastructures à repenser, des ressources en eau à sécuriser, des équipes à protéger, une communication à assainir, et des compétences à transformer. Aucun de ces chantiers ne se résout par un communiqué de presse. Ils appellent une méthode — mesurer, anticiper, documenter — et c’est précisément la voie que Ma-RSE propose d’emprunter aux côtés des organisations qui veulent transformer la pression climatique en avantage de résilience.

🚀 Passer du constat à l’action

Chez Ma-RSE, nous accompagnons les dirigeants et les directions RSE pour transformer ces constats en plans d’action concrets : diagnostic des risques physiques, structuration de la démarche RSE, préparation aux labels et référentiels (Label Engagé RSE AFNOR, ISO 26000), accompagnement au reporting. Notre conviction : une RSE robuste se construit sur des faits, pas sur des effets d’annonce.

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