Adaptation climatique : le fossé entre les risques identifiés et les moyens engagés

Veille RSE N° 39 Semaine du 14 au 20 septembre 2026

✍️ Édito

Cette semaine confirme ce que Ma-RSE observe depuis plusieurs éditions : l’adaptation climatique n’est plus un sujet périphérique, elle s’impose comme un enjeu de gouvernance à part entière. Des sites touristiques mis à l’arrêt par les canicules aux vulnérabilités logistiques de Saint-Pierre-et-Miquelon, en passant par le plan européen « chaleur, eau, assurance » annoncé par Ursula von der Leyen, le climat physique s’invite désormais dans les arbitrages stratégiques et financiers des organisations, et non plus seulement dans leurs rapports de durabilité.

Mais l’annonce ne vaut pas la mise en œuvre. La même semaine où l’Union européenne affiche ses ambitions d’adaptation, le gouvernement français réduit les effectifs des agences de l’eau, des parcs nationaux, de l’Office français de la biodiversité et de l’Ademe dans le budget 2027 — cela, après un été de canicules et de sécheresses inédites. L’étude du Trésor sur 42 entreprises de secteurs exposés est tout aussi éclairante : la maturité moyenne des stratégies d’adaptation plafonne à 36 sur 100, et une seule entreprise documente intégralement ses moyens financiers dédiés. Le décalage entre le risque identifié et la stratégie financée n’est donc pas propre à la sphère publique : c’est le point aveugle de la plupart des démarches RSE actuelles.

Ce fossé entre discours et moyens traverse également les dossiers plus techniques de la semaine. Le reporting carbone du secteur financier européen reste « au milieu du gué », avec des banques françaises en retrait sur leurs émissions facilitées ; le SFDR 2.0 entre en trilogue sans que ses arbitrages soient tranchés ; et l’intelligence artificielle, dont les dirigeants appellent tour à tour à ralentir et à accélérer, continue d’amplifier les émissions du secteur pétrolier par effet rebond tout en posant des questions inédites de protection des travailleurs de la donnée et des mineurs en ligne. Dans chacun de ces dossiers, la même exigence s’impose : transformer un risque constaté en objectif mesurable, doté de moyens et d’une échéance.

C’est la conviction que Ma-RSE défend auprès de ses clients : une démarche RSE robuste ne se construit pas sur des effets d’annonce, mais sur l’anticipation documentée des risques physiques et la mise en cohérence des moyens avec les ambitions affichées. Accompagner cette bascule — de l’intention déclarée à la stratégie financée et mesurable — est précisément l’enjeu des prochains mois pour nos organisations.

🌡️ Adaptation climatique : le fil rouge de la semaine

Entre données chiffrées sur la faible maturité des entreprises, réponse politique européenne et exemples de terrain, l’adaptation climatique structure l’actualité RSE de la semaine — avec, en creux, la question des moyens réellement engagés.

🔎 Adaptation climatique : une maturité moyenne de seulement 36/100 chez les entreprises exposées

Selon l’analyse du Trésor portant sur les rapports de durabilité de 42 entreprises de secteurs exposés, la maturité des stratégies d’adaptation climatique atteint seulement 36 sur 100. Seules quatre entreprises présentent des cibles précises assorties d’indicateurs, et une seule documente complètement les ressources financières dédiées. Pour renforcer leur stratégie RSE, les entreprises doivent traduire les risques identifiés en objectifs mesurables et datés, préciser les moyens associés et intégrer davantage leur chaîne de valeur.

👉 https://www.linfodurable.fr/entreprises/changement-climatique-les-entreprises-sont-elles-suffisamment-preparees-58985

🇪🇺 Chaleur, eau, assurance : l’Europe annonce un plan de résilience climatique

Ursula von der Leyen a annoncé un plan européen contre les vagues de chaleur, axé sur l’alerte précoce, la préparation sanitaire, le refroidissement urbain et la protection des plus vulnérables. La Commission doit proposer fin octobre une loi sur la résilience climatique visant à identifier 100 territoires particulièrement vulnérables. Une initiative pour l’eau et une alliance pour l’assurance des risques climatiques sont également annoncées, alors que seulement 25 % des pertes dues aux catastrophes sont aujourd’hui couvertes par l’assurance privée.

👉 https://www.linfodurable.fr/climat/climat-lue-prepare-un-plan-anti-canicule-58997

🧭 Adaptation : des repères méthodologiques pour prioriser les risques

Un glossaire et une analyse publiés par ecoco2 rappellent que l’adaptation devient un enjeu de gouvernance et de continuité d’activité, complémentaire de la décarbonation. L’analyse des vulnérabilités doit couvrir toute la chaîne de valeur — collaborateurs, fournisseurs, ressources, infrastructures — en s’appuyant sur des notions clés (aléas, exposition, vulnérabilité, capacité d’adaptation) et sur les normes ISO 14090 et 14091, sans oublier la vigilance face à la mal-adaptation, qui peut déplacer ou aggraver les risques plutôt que les réduire.

👉 https://www.ecoco2.com/blog/adaptation-changement-climatique-entreprise/

🌾 En Côte-d’Or, des paysans épargnés par la sécheresse grâce aux zones humides

Preuve que l’adaptation fonctionne quand elle est mise en œuvre : en Côte-d’Or, des agriculteurs restaurent ruisseaux, mares et zones humides pour garder leurs prairies fraîches plus longtemps. Cet été, malgré les canicules, l’un d’eux a évité de devoir apporter de l’eau en citerne à son bétail pendant trois mois. Un exemple concret de solution fondée sur la nature, à moindre coût, que les stratégies RSE agricoles et agroalimentaires ont intérêt à documenter et à répliquer.

👉 https://reporterre.net/C-est-vivant-en-pleine-secheresse-ces-paysans-ont-eu-de-l-eau-grace-aux-zones-humides

✂️ Budget 2027 : l’État réduit les moyens de l’écologie malgré l’été de chaos climatique

Malgré les canicules, incendies et sécheresses exceptionnels de l’été 2026, le budget 2027 prévoit une baisse des effectifs pour l’écologie : 15 postes en moins dans les agences de l’eau, 10 dans les parcs nationaux, 24 à l’Office français de la biodiversité, ainsi qu’une réduction à l’Ademe. Une quarantaine d’organisations ont réclamé devant Bercy des moyens « à la hauteur de l’urgence climatique ». Un signal à ne pas ignorer pour les entreprises qui comptent sur ces opérateurs publics dans leurs propres stratégies d’adaptation.

👉 https://reporterre.net/Le-gouvernement-sabre-dans-les-effectifs-de-l-ecologie-malgre-cet-ete-de-chaos

👉 Point de vigilance : L’écart entre risques identifiés et moyens réellement engagés — qu’il soit public ou privé — reste le principal point faible des démarches d’adaptation. Une stratégie RSE crédible doit pouvoir démontrer des objectifs datés, chiffrés et budgétés, et non se limiter à un inventaire de risques.

📊 Reporting extra-financier et finance durable

Scope 3 financier, taxonomie numérique de l’EFRAG et trilogue sur le SFDR 2.0 : le chantier du reporting de durabilité avance, mais la qualité des données reste le point faible du secteur financier.

🏦 Scope 3 financier : un reporting encore « au milieu du gué », les acteurs français en retrait

Le cabinet Axylia a analysé les communications de plus de 80 établissements financiers européens sur leurs émissions financées, facilitées ou assurées, en s’appuyant sur la méthode PCAF. La qualité du reporting reste jugée « au milieu du gué », avec des disparités marquées entre institutions — les françaises figurant en queue de peloton. 94 % des institutions publient leurs émissions financées, mais avec une couverture moyenne de seulement 60,7 % des portefeuilles éligibles ; BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale affichent notamment un score nul sur les émissions facilitées.

👉 https://www.linfodurable.fr/finance-durable/reporting-carbone-ou-en-sont-les-institutions-financieres-europeennes-59010

🇪🇺 SFDR 2.0 : le trilogue s’ouvre sur le reporting de durabilité financier

Le Parlement, le Conseil et la Commission européenne ont chacun présenté leur version du nouveau règlement SFDR sur le reporting de durabilité des acteurs financiers. Les négociations en trilogue doivent désormais résoudre les divergences entre les positions des eurodéputés et du Conseil, notamment sur la sortie des fossiles et les indicateurs PAI. Un point de veille stratégique pour tous les acteurs financiers, qui devront anticiper l’évolution de leur cadre de reporting.

👉 https://www.novethic.fr/finance-durable/reglementation/sfdr-2-0-transition-fossiles-pai-les-dossiers-chauds-du-trilogue

🏷️ ESRS révisés : l’EFRAG prépare le balisage numérique du reporting CSRD

L’EFRAG soumet à consultation, jusqu’au 11 novembre 2026, un projet de taxonomie XBRL reflétant les ESRS révisés adoptés en juillet 2026. Pour les entreprises, ces travaux permettent d’anticiper la structuration numérique de leurs informations de durabilité dans le cadre de la CSRD et du format ESEF. Le balisage numérique n’est pas encore obligatoire : la taxonomie finalisée doit être transmise à l’ESMA et à la Commission européenne d’ici fin 2026.

👉 https://www.efrag.org/en/news-and-calendar/news/efrag-releases-draft-esrs-xbrl-taxonomy-for-the-revised-esrs-and-launches-public-consultation

👉 Point de vigilance : Ne pas confondre maturité du reporting et performance climatique réelle : un score de communication élevé peut coexister avec un portefeuille encore largement non couvert. Les directions RSE et finance ont intérêt à croiser les deux lectures.

 🤖 Intelligence artificielle : usages, risques et protection des publics

Effet rebond sur les émissions, tensions entre discours de prudence et rythme de déploiement, protection des travailleurs de la donnée et des mineurs en ligne : l’IA cumule cette semaine tous les enjeux d’une transformation mal maîtrisée.

🛢️ IA et énergies fossiles : l’effet rebond menace les stratégies climat

Le partenariat entre TotalEnergies et Mistral AI illustre le recours à l’IA pour optimiser l’exploration et l’exploitation pétrolières et gazières. Cette efficacité accrue pourrait élargir les réserves économiquement exploitables et générer entre 500 millions et 1,8 milliard de tonnes de CO2 supplémentaires par an. Les gains dans les renouvelables devraient être quatre à cinq fois supérieurs à ceux des fossiles pour neutraliser l’impact net de l’IA sur les émissions : un enjeu d’évaluation des usages, au-delà de la seule empreinte des centres de données.

👉 https://www.novethic.fr/environnement/climat/lintelligence-artificielle-dope-lindustrie-petroliere-et-fait-exploser-les-emissions-de-co2

⚠️ Ralentir ou accélérer ? La gouvernance de l’IA prise en tenaille

Dario Amodei (Anthropic), Sam Altman (OpenAI) et Elon Musk appellent à ralentir la course à l’intelligence artificielle au nom de la sécurité, alors que le secteur connaît une accélération sans précédent. Mistral, de son côté, reconnaît les risques du déploiement négligent d’agents autonomes mais dénonce des appels à réguler qui favoriseraient les acteurs dominants. Pour les entreprises, l’enjeu de cohérence entre les discours et la dynamique réelle du secteur devient un critère de crédibilité RSE à part entière.

👉 https://www.novethic.fr/economie-et-social/transformation-de-leconomie/les-patrons-de-lia-veulent-ralentir-ils-nont-pourtant-jamais-autant-accelere

🌍 Travailleurs de l’IA : le devoir de vigilance à l’épreuve des risques psychosociaux

Plusieurs organisations ont mis en demeure Teleperformance de revoir son plan de vigilance, dénonçant une protection insuffisante des travailleurs de la donnée exposés à des contenus violents, notamment au Kenya. Le groupe affirme disposer de dispositifs de prévention ; le désaccord porte sur la précision des risques identifiés et l’efficacité des mesures. Ce cas souligne l’enjeu d’une prévention adaptée aux contenus traumatisants et du suivi réel des dispositifs dans les chaînes de valeur de l’IA — à défaut de mise en conformité sous trois mois, une saisine judiciaire est possible.

👉 https://www.novethic.fr/economie-et-social/droits-humains/ia-contenus-violents-travailleurs-exposes-teleperformance-rattrape-par-son-devoir-de-vigilance

🧒 Mineurs en ligne : l’Europe et la France resserrent l’étau sur les plateformes

La Commission européenne prépare un « EU Kids Act » prévoyant l’interdiction des réseaux sociaux avant 13 ans, des comptes sous supervision parentale entre 13 et 15 ans et une conception sécurisée pour les 15-18 ans, avec des amendes envisagées jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires mondial. Le Parlement européen a par ailleurs adopté des recommandations pour une vérification de l’âge sans collecte de données personnelles et des normes éthiques pour les compagnons d’IA. En France, un groupe de travail réunissant associations, experts et concepteurs d’IA doit définir dès la semaine prochaine des mesures opérationnelles de protection de l’enfance.

👉 https://www.linfodurable.fr/social/reseaux-sociaux-lue-propose-une-interdiction-aux-moins-de-13-ans-58996

👉 Point de vigilance : La cohérence entre les discours de prudence affichés par les dirigeants de l’IA et le rythme réel de déploiement devient un critère d’évaluation à part entière pour les parties prenantes. Ces mesures de protection des mineurs restent, à ce stade, à l’état de projet : à anticiper, sans les considérer comme déjà en vigueur.

 🏛️ Cadre réglementaire et normatif

ISO 9001 nouvelle version, stabilité du marché carbone européen, avis sur Cigéo et réforme douanière : un agenda réglementaire dense, à des stades d’avancement très divers.

📐 ISO 9001:2026 : rapprocher qualité, résilience et stratégie RSE

Publiée le 16 septembre 2026, la nouvelle version de l’ISO 9001 renforce l’alignement de la politique qualité sur la stratégie, la continuité d’activité, la culture éthique et l’écoute des parties intéressées. Elle consolide les exigences climatiques introduites en 2024 et aborde en annexe les risques et opportunités des technologies émergentes. Les organisations certifiées disposent de trois ans pour réaliser leur audit de transition, avec des audits sous la version 2015 possibles jusqu’au second semestre 2029.

👉 https://www.afnor.org/actualites/qualite/iso-9001-qualite-voici-la-nouvelle-version-2026/

📈 Marché carbone : le Parlement veut stabiliser les SEQE pour concilier décarbonation et compétitivité

Le Parlement propose de relever de 400 à 650 millions de quotas le seuil d’annulation de la réserve de stabilité du SEQE 1 dès février 2027, afin d’améliorer la prévisibilité du marché carbone à long terme. Pour le SEQE 2, qui couvre le bâtiment et le transport routier, les députés ont approuvé un accord provisoire visant à amortir les fluctuations de prix pour les consommateurs, avec une attention particulière portée à la protection des ménages vulnérables.

👉 https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20260911IPR47449/modification-de-la-reserve-de-stabilite-du-marche-du-seqe

☢️ Cigéo : avis favorable de la commission d’enquête, sous réserves

La commission d’enquête publique a rendu un avis favorable au projet d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo à Bure, assorti de deux réserves et de deux recommandations, sans valoir autorisation gouvernementale. Le coût réévalué à 33,36 milliards d’euros et les volets non financés, dont la surveillance post-fermeture, restent des points de vigilance stratégiques pour les producteurs de déchets qui en portent le financement. Plusieurs associations et élus locaux indiquent vouloir poursuivre la contestation du projet par la voie judiciaire.

👉 https://www.linfodurable.fr/environnement/cigeo-avis-favorable-de-la-commission-denquete-publique-58973

📦 E-commerce transfrontalier : les plateformes deviennent responsables des données douanières

Le Parlement européen a approuvé une réforme qui traite les vendeurs et plateformes expédiant directement depuis des pays tiers comme des importateurs responsables des données douanières, des frais et de la conformité des produits. Des amendes de 1 à 6 % de la valeur annuelle des importations sont prévues en cas d’infractions répétées. Des frais de traitement seront perçus au plus tard le 1er novembre 2026 ; l’application intégrale interviendra 12 mois après l’entrée en vigueur du texte.

👉 https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20260911IPR47456/adoption-de-nouvelles-regles-en-matiere-de-commerce-electronique-et-de-douanes

👉 Point de vigilance : Plusieurs de ces textes restent en discussion ou récemment adoptés sans être pleinement en vigueur : utile pour anticiper, mais à ne pas présenter comme des obligations déjà applicables auprès de vos clients ou parties prenantes.

 🤝 Dimension sociale, engagement et vigilance achats

Mécénat de compétences, coopérations inter-entreprises, labels RSE et fraudes à la transition énergétique : la dimension sociale de la RSE se joue aussi dans la qualité des partenariats et la vigilance face aux dérives.

🙌 Mécénat de compétences : conjuguer engagement solidaire et développement des talents

Le Secours Catholique propose aux entreprises de mobiliser les compétences de leurs salariés, sur leur temps de travail, dans des missions adaptées aux besoins de l’association. Ce dispositif permet de concrétiser la politique RSE tout en favorisant le développement des compétences, la cohésion des équipes et l’attractivité employeur, en s’appuyant sur un réseau de 72 implantations territoriales. Sous certaines conditions, la mise à disposition de salariés peut ouvrir droit à une réduction d’impôt.

👉 https://www.carenews.com/le-secours-catholique-caritas-france/news/mecenat-de-competences-et-si-les-expertises-de-vos

🎓 IÉSEG-UNICEF : une pédagogie de la RSE par l’action, plus de 132 000 € collectés

Près de 1 200 étudiants de l’IÉSEG, répartis en 245 groupes projets, ont collecté 132 447 € pour l’UNICEF en 2026, portant le cumul à plus de 550 000 € depuis 2021. Le dispositif associe sensibilisation aux enjeux humanitaires, gestion de projet et mobilisation de partenaires, illustrant l’intérêt d’articuler formation à la RSE et engagement concret. Les fonds soutiendront la lutte contre la malnutrition au Venezuela et la résilience climatique des jeunes au Vietnam.

👉 https://www.carenews.com/ieseg-school-of-management/news/quand-les-etudiants-de-l-ieseg-passent-a-l-action-132-000-eu

♻️ Coopérations RSE : rendre l’économie circulaire mesurable et réplicable

Un article réalisé en partenariat avec le Groupe La Poste illustre comment des coopérations peuvent rendre les démarches RSE mesurables et opérationnelles : valorisation des vêtements professionnels, bacs logistiques réutilisables, réemploi des matériaux, don de matériel informatique et coconception avec des personnes en situation de handicap. Ces initiatives associent bénéfices environnementaux et inclusion, tandis que les prêts verts et sociaux accompagnent les transformations territoriales.

👉 https://www.linfodurable.fr/entreprises/parlons-impacts-positifs-le-changement-raconte-par-ceux-qui-le-font-59009

🏷️ RSE événementielle : choisir des garanties solides plutôt que multiplier les labels

Face à la multiplication des dispositifs RSE, un article invite les acteurs de l’événementiel, du tourisme et du sport à distinguer normes, labels, évaluations et certifications selon leurs objectifs. Il souligne les limites des notations purement déclaratives et présente l’audit de terrain, ainsi que la séparation entre conseil et certification, comme des garanties essentielles contre le greenwashing — un rappel qui vaut bien au-delà du seul secteur événementiel.

👉 https://www.carenews.com/ipama/news/jungle-des-labels-et-certifs-rse-le-guide-de-survie-des-acteurs-de-l-evenementiel

🚨 Certificats d’économies d’énergie : des escrocs ciblent désormais les maraîchers

Après les particuliers, ce sont les maraîchers que ciblent les fraudeurs aux certificats d’économies d’énergie (CEE) : des équipements destinés aux serres chauffées — déshumidificateurs, VMC double flux, systèmes de retenue d’eau — sont installés, financés par les CEE, y compris dans des serres non chauffées où ils sont inutiles. L’arnaque peut rapporter entre 12 000 et 48 000 euros de bénéfice par hectare pour ses auteurs, pour plusieurs millions d’euros détournés au total. Un rappel utile pour les entreprises qui orientent leurs achats responsables ou leur mécénat vers la transition énergétique du monde agricole.

👉 https://reporterre.net/Pourquoi-les-escrocs-de-la-transition-energetique-ciblent-les-maraichers

👉 Point de vigilance : Un partenariat RSE ou un label ne valent que par la solidité de leurs garanties : privilégier l’audit de terrain et la séparation conseil/certification, et rester attentif aux dispositifs qui se présentent sous couvert de transition énergétique ou écologique.

🧭 Conclusion

Cette semaine confirme que l’adaptation climatique est désormais un sujet de gouvernance à part entière, mais qu’elle expose aussi, plus que tout autre thème RSE, le décalage entre les risques identifiés et les moyens réellement engagés — qu’il s’agisse des budgets publics, du reporting financier ou du déploiement de l’intelligence artificielle. Pour les organisations que nous accompagnons, la priorité reste la même : transformer chaque risque documenté en objectif mesurable, financé et suivi dans le temps. C’est cette exigence de cohérence, plus que tout affichage, qui distingue une démarche RSE robuste d’un simple exercice de communication.

 🚀 Passer du constat à l’action

Chez Ma-RSE, nous sommes convaincus qu’une démarche RSE solide ne se construit pas sur des effets d’annonce, mais sur l’anticipation documentée des risques — y compris physiques et climatiques — et sur des plans d’action mesurables, financés et suivis dans la durée. Cette veille hebdomadaire n’a de sens que si elle se prolonge en actions concrètes pour votre organisation.

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